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Quel taux immobilier proposé par la Caisse d'Épargne en 2026 ?

Découvrez les grilles de taux immobilier Caisse d'Épargne en 2026. Simulation, PTZ, prêt jeune et astuces pour obtenir le meilleur taux selon votre profil.

Alexandre LefevreAlexandre Lefevre 20 min de lecture
Taux crédit immobilier Caisse d'Épargne 2026 : barème
ACTU TAUX : Les meilleurs taux de crédit immobilier en janvier 2026

En août 2026, les taux immobiliers moyens négociés à la Caisse d'Épargne s'échelonnent de 3,37 % sur 10 ans à 3,60 % sur 25 ans (source : Pretto, relevé du 27 juillet 2026). Les taux barème, avant négociation, sont supérieurs d'environ 0,10 point. La banque propose aussi des dispositifs à 0 % : PTZ et Prêt Primo Jeunes : qui abaissent le taux effectif du plan de financement.

Les taux immobiliers de la Caisse d'Épargne s'échelonnent en août 2026 de 3,37 % sur 10 ans à 3,60 % sur 25 ans en moyenne négociée, selon le courtier Pretto (relevé du 27 juillet 2026). Ces chiffres bruts ne racontent qu'une partie de l'histoire. L'enseigne mutualiste propose trois dispositifs : le PTZ, le Prêt Primo Jeunes à 0 % et le prêt épargne logement : qui, correctement articulés avec le crédit principal, réduisent le taux effectif global bien en dessous du barème affiché. Voici comment les mobiliser.

En bref

  • En août 2026, les taux moyens négociés de la Caisse d'Épargne vont de 3,37 % (10 ans) à 3,60 % (25 ans) selon Pretto. Les taux barème, hors négociation, sont supérieurs d'environ 0,10 point.
  • Le Prêt Primo Jeunes (0 %) et le PTZ (0 % jusqu'à 30 000 €) sont cumulables et abaissent le taux moyen du plan de financement pour les primo-accédants éligibles.
  • Un PEL ouvert après le 31 décembre 2025 permet d'obtenir un prêt immobilier à un taux lié à sa rémunération (2 %) et une prime d'État plafonnée à 40 % des intérêts.
  • La délégation d'assurance emprunteur, rendue possible à tout moment par la loi Lemoine, réduit le TAEG sans toucher au taux nominal du prêt.
  • Le taux d'endettement maximal réglementaire est de 35 % des revenus ; un apport d'au moins 10 % du prix du bien renforce significativement le dossier.

Comparatif en un coup d'œil

Cliquez sur un en-tête de colonne pour trier.

DuréeTaux moyen négociéTaux barèmeMensualité indicative (200 000 €)
10 ans3.37 %3.47 %≈ 1 970 €
15 ans3.45 %3.55 %≈ 1 450 €
20 ans3.5 %3.6 %≈ 1 170 €
25 ans3.6 %3.7 %≈ 1 030 €

Grille des taux immobiliers Caisse d'Épargne en 2026 par durée

La grille des taux de la Caisse d'Épargne en août 2026 se lit sur deux colonnes : le taux barème (la grille interne de la banque, sans négociation) et le taux moyen effectivement constaté après négociation. L'écart entre les deux : environ 0,10 point sur toutes les durées : représente le pouvoir de discussion de l'emprunteur.

Selon les relevés du courtier Pretto au 27 juillet 2026, les taux moyens négociés sont les suivants :

  • 10 ans : 3,37 % en moyenne négociée, contre 3,47 % au barème
  • 15 ans : 3,45 % négocié, 3,55 % au barème
  • 20 ans : 3,50 % négocié, 3,60 % au barème
  • 25 ans : 3,60 % négocié, 3,70 % au barème

Ces valeurs sont indicatives. Chaque caisse régionale : la Caisse d'Épargne fonctionne en réseau décentralisé : applique sa propre politique commerciale, ce qui peut générer des variations de quelques centièmes entre régions.

La Caisse d'Épargne elle-même communiquait en avril 2026 un taux de marché de 3,20 % pour janvier 2026, et illustrait un financement sur 15 ans à 3,11 % générant une mensualité de 1 044 € (coût total du crédit : 37 889 €). Ces données témoignent d'une décrue des taux depuis le pic de 2023, même si la baisse reste progressive.

Taux moyens et taux barème : quelle différence ?

Le taux barème est la grille interne que le conseiller bancaire affiche en première approche, avant toute discussion. Le taux moyen négocié reflète la réalité du terrain : ce que les emprunteurs obtiennent après avoir présenté un dossier solide, mis en concurrence les établissements ou mobilisé les dispositifs annexes.

L'écart est modeste en apparence : environ 0,10 point : mais sur un prêt de 200 000 € à 20 ans, cette différence de 0,10 % représente une économie d'intérêts de l'ordre de 2 500 € sur la durée totale.

💡 À noter : un taux barème n'est jamais définitif. Même sans apport exceptionnel, un dossier bien présenté obtient presque toujours une décote de 0,05 à 0,15 point.

Pourquoi le taux sur 25 ans est-il plus élevé que sur 15 ans ?

Plus la durée s'allonge, plus la banque supporte un risque de défaut et un coût de refinancement interne. C'est la raison mécanique pour laquelle le taux passe de 3,47 % (barème 10 ans) à 3,70 % (barème 25 ans) selon Pretto (juillet 2026).

Le taux d'usure : le plafond légal au-delà duquel une banque ne peut prêter : suit la même logique. Au troisième trimestre 2026, il est de 4,07 % pour les prêts fixes de moins de 10 ans, 4,57 % pour les durées de 10 à 20 ans, et 5,29 % pour les prêts de 20 ans et plus (Banque de France). La Caisse d'Épargne reste donc nettement sous ces plafonds.

Concrètement, passer de 20 à 25 ans augmente le taux mais réduit la mensualité : pour 200 000 € empruntés, la mensualité indicative passe d'environ 1 170 € (3,60 % sur 20 ans) à environ 1 030 € (3,70 % sur 25 ans). Le coût total du crédit, lui, augmente d'environ 20 000 €.

Par ailleurs, il est important de considérer les différents barèmes et simulations pour un rachat de crédit taux afin d'optimiser votre financement.

Comment la Caisse d'Épargne fixe-t-elle votre taux immobilier ?

La Caisse d'Épargne, comme toute banque, ajuste le taux proposé en fonction d'une équation de risque. Le taux nominal affiché en vitrine n'est que le point de départ ; il se déforme en fonction de six paramètres que l'emprunteur peut influencer.

La banque examine d'abord le taux d'endettement, plafonné réglementairement à 35 % des revenus nets avant impôt (selon les recommandations du Haut Conseil de Stabilité Financière, reprises par economie.gouv.fr). Elle regarde ensuite la stabilité des revenus : un CDI hors période d'essai rassure, une activité indépendante récente incite à la prudence. L'apport personnel joue un rôle central : couvrir au moins les frais de notaire et de garantie (environ 8 à 10 % du prix du bien) signale un emprunteur engagé. La durée du prêt détermine le risque temporel. La localisation géographique du bien peut affecter la politique de la caisse régionale. Enfin, la domiciliation bancaire des revenus dans l'établissement prêteur donne souvent accès à une décote supplémentaire.

Pour les investisseurs locatifs, la Caisse d'Épargne intègre les revenus locatifs à hauteur de 90 % dans le calcul de la capacité d'emprunt, selon les données de Pretto (2026). Cela peut significativement élargir l'enveloppe accessible.

Les critères qui font baisser votre taux

Quatre leviers sont directement actionnables pour obtenir une décote sur le taux barème.

  • Apport personnel d'au moins 10 % du prix : il couvre les frais annexes (notaire, garantie) et montre que vous partagez le risque. Sans apport, le taux peut grimper de 0,15 à 0,30 point.
  • Taux d'endettement sous 33 % : le plafond est à 35 % (economie.gouv.fr), mais rester quelques points en dessous rassure le comité crédit.
  • Revenus stables sur deux ans : CDI confirmé, trois derniers bilans bénéficiaires pour les indépendants. Les primes et commissions sont généralement retenues à hauteur de 50 à 70 % seulement.
  • Domiciliation des revenus : transférer son compte principal et son épargne dans l'établissement peut déclencher une remise de 0,05 à 0,10 point, selon les caisses régionales.

Le profil « excellent » cumulant ces quatre critères peut viser le taux plancher : par exemple 3,11 % sur 15 ans, tel que communiqué par la Caisse d'Épargne elle-même en avril 2026.

Du taux nominal au TAEG : ce que le coût total de votre crédit inclut vraiment

Le taux nominal ne suffit jamais à comparer deux offres. Le TAEG (Taux Annuel Effectif Global) agrège tous les coûts obligatoires : taux nominal, assurance emprunteur, frais de dossier, frais de garantie (caution CEGC ou hypothèque), et éventuels frais de tenue de compte.

Un exemple réglementaire publié par la Caisse d'Épargne (août 2021) illustre l'écart : un prêt à taux nominal donné affiche un TAEG fixe de 4,01 % une fois intégrés 1 500 € de frais de garantie CEGC et l'assurance emprunteur. Le taux nominal seul était sensiblement inférieur.

La caution CEGC, filiale de BPCE, est le mécanisme de garantie privilégié par la Caisse d'Épargne. Moins coûteuse que l'hypothèque (pas de frais de notaire, pas de mainlevée), elle représente néanmoins un poste de frais à intégrer dans le plan de financement.

📌 Important : toujours demander le TAEG et pas seulement le taux nominal. Deux offres au même taux nominal peuvent avoir des TAEG différents de 0,30 point selon l'assurance et les frais annexes.

Dispositifs bonifiés : PTZ, Prêt Primo Jeunes et épargne logement

L'avantage concurrentiel méconnu de la Caisse d'Épargne tient à trois dispositifs qui, correctement combinés, abaissent le taux effectif global du plan de financement sans toucher au taux nominal du prêt principal.

Ces outils sont le PTZ (Prêt à Taux Zéro), le Prêt Primo Jeunes à 0 % et le prêt épargne logement (issu d'un PEL ou d'un CEL). Ils ne sont pas exclusifs à la Caisse d'Épargne : le PTZ est un dispositif d'État distribué par toutes les banques : mais l'enseigne les promeut activement et les rend cumulables dans son offre commerciale. Aucun concurrent du top SERP n'explique leur articulation concrète avec le prêt principal.

Prêt Primo Jeunes à 0 % : conditions et plafonds

Le Prêt Primo Jeunes est une offre commerciale propre à la Caisse d'Épargne. Il s'adresse aux moins de 36 ans éligibles au PTZ, c'est-à-dire aux primo-accédants sous plafonds de ressources.

Son taux est de 0 %. Son montant n'est pas plafonné isolément : il vient en complément du PTZ et du prêt principal pour financer l'acquisition de la résidence principale. La Caisse d'Épargne le présente comme un « dispositif exceptionnel » (novembre 2023), qui réduit mécaniquement le taux moyen pondéré du plan de financement.

Un exemple simple : un jeune couple primo-accédant emprunte 180 000 €. Il mobilise 30 000 € de PTZ (0 %) et 20 000 € de Prêt Primo Jeunes (0 %). Les 130 000 € restants sont financés au taux du prêt principal, par exemple 3,55 % sur 15 ans. Le taux moyen pondéré tombe autour de 2,56 %, contre 3,55 % sans ces dispositifs.

💡 À noter : le Prêt Primo Jeunes n'est pas un PTZ déguisé. Il s'y cumule. Les deux lignes de prêt à taux zéro figurent côte à côte dans l'offre de prêt.

PTZ 2026 : jusqu'à 30 000 € à taux zéro pour la rénovation énergétique

Le PTZ 2026 reste le pilier de l'accession à la propriété pour les primo-accédants. La Caisse d'Épargne le distribue sous conditions de ressources (barème par zone géographique et nombre d'occupants) et pour l'achat d'une résidence principale, neuve ou ancienne avec travaux.

Un second volet, spécifique, finance les travaux de rénovation énergétique dans la résidence principale : jusqu'à 30 000 € à 0 % (caisse-epargne.fr, 2026). Ce PTZ rénovation est mobilisable même par des propriétaires non primo-accédants, ce qui élargit sa portée.

Le PTZ classique (accession) et le PTZ rénovation sont deux programmes distincts. Le premier finance jusqu'à 40 % du prix du bien selon la zone. Le second cible les bouquets de travaux énergétiques (isolation, chauffage, ventilation).

Pour les fonctionnaires, des options spécifiques comme le crédit fonctionnaire immobilier peuvent également offrir des avantages intéressants.

PEL et CEL : transformer votre épargne en prêt bonifiée

Un PEL ou un CEL ouvert depuis plusieurs années génère un droit à prêt immobilier à taux réglementé, plus une éventuelle prime d'État. La Caisse d'Épargne, historiquement liée à l'épargne logement, honore ces droits.

PEL ouvert après le 31 décembre 2025 : taux de rémunération de 2 % (contre 1,75 % pour les PEL ouverts en 2024-2025, selon service-public.fr, 2026). Le prêt immobilier qui en découle applique un taux égal à la rémunération du PEL + une marge fixée à la date d'ouverture.

Prime d'État : elle est versée si le prêt mobilisé atteint au moins 5 000 €, et son montant est plafonné à 40 % des intérêts du prêt (service-public.fr). Cette prime vient en déduction du coût total.

CEL : son plafond de dépôt est de 15 300 € hors capitalisation des intérêts (economie.gouv.fr). Le prêt CEL est accordé à un taux égal au taux de rémunération du compte + 1,5 % (pour les CEL ouverts après 2018). Les droits à prêt CEL et PEL peuvent se cumuler, dans la limite d'un certain plafond global.

Cas pratique : quel coût total pour 200 000 € empruntés à la Caisse d'Épargne ?

Deux scénarios avec les mêmes 200 000 € empruntés montrent l'impact concret des dispositifs bonifiés. Ces calculs sont des estimations indicatives : le TAEG réel dépend du taux d'assurance, des frais de dossier (parfois offerts) et du coût de la garantie CEGC.

Les hypothèses communes aux deux scénarios : assurance emprunteur à 0,38 % annuel effectif (taux de l'exemple réglementaire Caisse d'Épargne, novembre 2023), frais de garantie CEGC de 1 500 €, pas de frais de dossier.

Scénario 1 : emprunt standard 20 ans à 3,60 %

Emprunt de 200 000 € sur 20 ans au taux barème de 3,60 % (Pretto, juillet 2026), sans aucun dispositif bonifié.

  • Mensualité hors assurance : de l'ordre de 1 170 €
  • Mensualité avec assurance (0,38 %) : de l'ordre de 1 215 €
  • Coût total des intérêts sur 20 ans : environ 80 800 €
  • TAEG estimé : environ 4,05 % (intégrant les 1 500 € de frais CEGC et l'assurance)
  • Coût total du crédit (intérêts + assurance + frais) : environ 110 000 €

Ce scénario correspond à un profil emprunteur standard, sans apport mobilisé au-delà des frais annexes, sans primo-accession, sans épargne logement préalable.

Scénario 2 : avec PTZ et délégation d'assurance emprunteur

Même emprunt de 200 000 €, mais le plan de financement est restructuré avec des dispositifs bonifiés. Profil : couple primo-accédant de moins de 36 ans, éligible PTZ en zone B1, PEL de 20 000 € ouvert en 2020.

  • PTZ accession : 40 000 € à 0 % (20 % du plan)
  • Prêt Primo Jeunes : 20 000 € à 0 % (complément Caisse d'Épargne)
  • Prêt principal : 140 000 € à 3,45 % sur 20 ans (taux moyen négocié)
  • Taux moyen pondéré du plan : de l'ordre de 2,42 %
  • Mensualité totale indicative : environ 1 055 € avec assurance
  • Coût total du crédit sensiblement réduit par rapport au scénario 1, grâce aux 60 000 € à taux zéro

La délégation d'assurance (loi Lemoine) peut encore réduire le TAEG de 0,10 à 0,20 point selon le contrat externe choisi. Sur 20 ans, l'économie additionnelle est significative.

Dans ce contexte, une bonne compréhension du taux assurance emprunteur est essentielle pour réduire le coût global de votre prêt.

L'erreur courante à éviter : signer avec l'assurance groupe sans comparer

Le piège le plus répandu chez les emprunteurs à la Caisse d'Épargne : accepter le contrat d'assurance groupe proposé avec l'offre de prêt, sans vérifier le marché externe. L'assurance emprunteur pèse lourd dans le coût total : dans l'exemple réglementaire de la banque, le taux annuel effectif de l'assurance est de 0,38 % (caisse-epargne.fr, novembre 2023). Sur 200 000 € à 20 ans, cela représente environ 15 200 € de cotisations.

Or, un contrat externe en délégation peut proposer un taux d'assurance inférieur, en particulier pour les profils jeunes et en bonne santé. La loi Lemoine, en vigueur depuis 2022, permet de résilier l'assurance emprunteur à tout moment, sans frais, et de lui substituer un contrat équivalent en garanties. Ce droit s'applique à tous les crédits immobiliers.

L'erreur coûteuse consiste à croire que l'assurance groupe est obligatoire parce que la banque la présente comme un package. Elle ne l'est pas. La banque ne peut pas refuser une délégation si les garanties proposées sont au moins équivalentes à celles du contrat groupe.

La délégation d'assurance est un droit inscrit dans le code des assurances. Concrètement, avant de signer l'offre de prêt, vous pouvez présenter un contrat d'assurance externe (courtier ou assureur direct). La Caisse d'Épargne analyse l'équivalence des garanties : Décès, PTIA, ITT, éventuellement perte d'emploi : et donne sa réponse sous 10 jours ouvrés.

Depuis la loi Lemoine du 28 février 2022, la résiliation est possible à tout moment, sans attendre la date anniversaire. Pour les prêts dont la part assurée est inférieure à 200 000 € et remboursés avant 60 ans, le questionnaire de santé est même supprimé.

📌 Important : ne résiliez jamais votre assurance groupe avant d'avoir reçu l'accord écrit de la banque sur le nouveau contrat. Le délai de réponse repart de zéro si le dossier est incomplet.

Quand renégocier son taux après la signature ?

Renégocier son taux n'est pas un droit. La banque n'y est pas obligée. En pratique, un emprunteur peut solliciter une renégociation lorsque les taux du marché ont baissé d'au moins 0,70 point par rapport à son taux actuel : un seuil empirique observé par les courtiers.

L'autre voie est le rachat de crédit immobilier par une banque concurrente. Ce mécanisme consiste à faire rembourser le prêt en cours par un nouvel établissement qui accorde un taux plus bas. Les conditions de taux pour un rachat de crédit en 2026 dépendent des seuils d'usure en vigueur.

Ainsi, un rachat de crédit et prêt immobilier peut être une solution pertinente pour les emprunteurs souhaitant optimiser leurs conditions de prêt.

La Caisse d'Épargne propose des prêts à taux fixe, sans indexation sur un indice de marché. Une renégociation demande donc un interlocuteur direct (le conseiller) et un contexte de marché favorable. En août 2026, les taux étant orientés à la baisse depuis janvier (3,20 % en début d'année), certains emprunteurs ayant signé en 2023-2024 peuvent trouver un intérêt à renégocier.

Simulation prêt immobilier Caisse d'Épargne : mode d'emploi et comparaison

La Caisse d'Épargne met à disposition un simulateur en ligne sur son site (rubrique « estimation crédit immobilier »). Il calcule la mensualité indicative et la capacité d'emprunt théorique en fonction des revenus, de l'apport et de la durée saisie.

Ce simulateur a une vertu : il est gratuit, sans engagement, et donne une première idée du montant finançable. Mais il a deux limites. D'abord, il ne compare pas l'offre de la Caisse d'Épargne avec celles des banques concurrentes. Ensuite, il ne tient pas compte des dispositifs bonifiés (PTZ, Prêt Primo Jeunes, prêt PEL) dans le calcul automatique : il faut les ajouter manuellement lors du rendez-vous en agence.

Comparer plusieurs banques reste la méthode la plus efficace pour obtenir le meilleur taux. Le comparatif des meilleures banques pour un crédit immobilier en 2026 montre que les écarts entre établissements peuvent atteindre 0,30 à 0,50 point sur une même durée, à profil équivalent. Un courtier peut réaliser cette mise en concurrence sans multiplier les rendez-vous.

Pour mieux évaluer votre situation, une simulation crédit immobilier Banque Postale peut vous fournir des informations précises sur les plafonds et les taux applicables.

Ce que la simulation officielle ne vous montre pas

Trois angles morts de la simulation en ligne méritent vigilance.

  • Les frais annexes : le simulateur calcule une mensualité hors assurance et hors frais de garantie. Le TAEG réel sera supérieur, parfois de plus de 0,30 point.
  • Les revenus irréguliers : primes, commissions, revenus locatifs sont mal pris en compte par l'algorithme. La Caisse d'Épargne retient pourtant 90 % des revenus locatifs en agence (Pretto, 2026).
  • Les dispositifs bonifiés : PTZ, Prêt Primo Jeunes, prêt PEL ne sont pas intégrés dans l'outil en ligne. Ils modifient pourtant radicalement le plan de financement.

La simulation officielle est un bon point de départ. Elle ne remplace pas un rendez-vous avec un conseiller qui pourra activer ces leviers.

Taux immobilier Crédit Agricole vs Caisse d'Épargne : repères de comparaison

Le Crédit Agricole, autre grand réseau mutualiste, affiche des grilles voisines mais avec quelques spécificités. Les taux crédit immobilier de référence début 2026 donnent un repère : en mars 2026, les taux du marché oscillaient entre 2,95 % et 3,45 % selon les durées et les profils.

La Caisse d'Épargne se différencie par son Prêt Primo Jeunes (exclusivité maison), son lien fort avec l'épargne logement BPCE, et sa politique de cautionnement via CEGC plutôt que Crédit Logement. Le Crédit Agricole, de son côté, propose des offres packagées avec sa filiale assurance (Pacific) et des dispositifs régionaux variables.

L'écart de taux entre les deux enseignes, à profil et durée identiques, est généralement inférieur à 0,15 point. Ce qui fait la différence, c'est la capacité à mobiliser les dispositifs propres à chaque réseau.

Optimiser son dossier pour obtenir le meilleur taux à la Caisse d'Épargne

Obtenir le meilleur taux à la Caisse d'Épargne ne relève ni du hasard ni de la négociation agressive. Cinq actions concrètes, menées avant le dépôt du dossier, maximisent la probabilité d'une décote.

  • Constituer un apport d'au moins 10 % du prix du bien, incluant les frais de notaire (environ 7-8 % dans l'ancien, 2-3 % dans le neuf) et les frais de garantie CEGC. Un apport supérieur à 20 % peut déclencher une remise supplémentaire.
  • Maintenir le taux d'endettement sous 33 %, en remboursant les crédits à la consommation existants si nécessaire. Le plafond réglementaire de 35 % (economie.gouv.fr) est une limite, pas une cible.
  • Présenter des relevés bancaires sans incident sur les six derniers mois. Un découvert ponctuel n'est pas rédhibitoire, des découverts récurrents le sont.
  • Domicilier ses revenus dans l'établissement : le transfert du compte principal, de l'épargne et éventuellement de l'assurance habitation peut déclencher une décote de 0,05 à 0,10 point.
  • Anticiper le cumul des aides : PTZ, Prêt Primo Jeunes, prêt PEL/CEL, aides locales (prêt Action Logement, subventions ANAH). Le conseiller doit voir dès le premier rendez-vous que le plan de financement mobilise tous les dispositifs disponibles.

Les documents qui renforcent votre dossier

Le dossier de prêt immobilier doit raconter une histoire de stabilité et de projection. Les documents qui renforcent sa crédibilité :

  • Trois derniers bulletins de salaire et le dernier avis d'imposition : pour les salariés
  • Trois derniers bilans comptables certifiés par un expert-comptable : pour les indépendants
  • Relevés des comptes épargne (PEL, CEL, Livret A, assurance-vie) attestant de la capacité à épargner
  • Justificatif de l'apport personnel (relevé de compte, donation, vente d'un bien)
  • Compromis de vente ou promesse de vente pour prouver que le projet est engagé

Un dossier incomplet est la première cause de retard. La deuxième est l'absence de cohérence entre le projet et les moyens présentés.

Cumulabilité des aides : PTZ + Prêt Primo Jeunes + PEL

Le plan de financement optimal pour un primo-accédant de moins de 36 ans combine trois lignes de prêt à taux zéro ou bonifié avec le prêt principal.

  • PTZ accession : 20 à 40 % du prix du bien selon la zone (A, B1, B2, C), sous plafonds de ressources. Durée de remboursement différée selon les revenus.
  • Prêt Primo Jeunes : exclusivité Caisse d'Épargne, 0 %, montant défini avec le conseiller en complément du PTZ.
  • Prêt PEL : si un PEL est ouvert depuis au moins 3 ans, les droits à prêt sont mobilisables à un taux réglementé (rémunération + marge) avec une éventuelle prime d'État.

Ces trois dispositifs sont cumulables (pretto.fr, caisse-epargne.fr, 2026). Le prêt principal vient boucler le financement. La limite de cumul est fixée par le taux d'endettement global de 35 %.

Fiche pratique

Taux moyen 10 ans (août 2026)3,37 % négocié / 3,47 % barème (Pretto, 27/07/2026)
Taux moyen 15 ans3,45 % négocié / 3,55 % barème
Taux moyen 20 ans3,50 % négocié / 3,60 % barème
Taux moyen 25 ans3,60 % négocié / 3,70 % barème
Taux marché janvier 20263,20 % (Caisse d'Épargne, avril 2026)
TAEG exemple réglementaire4,01 % avec 1 500 € frais CEGC (Caisse d'Épargne, 2021)
Prêt Primo Jeunes0 %, moins de 36 ans, éligibles PTZ
PTZ rénovation énergétiqueJusqu'à 30 000 € à 0 %
Taux PEL (ouvert après 31/12/2025)2 % (service-public.fr, 2026)
Plafond CEL15 300 € hors capitalisation (economie.gouv.fr)
Taux d'endettement max35 % des revenus (economie.gouv.fr)

Sources

Le contenu de cette page a une vocation pédagogique et ne vaut pas recommandation d'investissement. Consultez un intermédiaire agréé pour une analyse adaptée à votre profil.

Questions fréquentes

Quelle est la Banque qui a le meilleur taux de crédit immobilier ?

Il n'existe pas de banque universellement moins chère : les taux varient selon votre profil, votre apport et la région. La Caisse d'Épargne se distingue par ses prêts bonifiés (PTZ, Prêt Primo Jeunes), mais comparer plusieurs établissements via un courtier reste la méthode la plus efficace pour obtenir le meilleur taux.

Quel est le taux de la caisse d'épargne actuellement ?

En août 2026, les taux moyens négociés à la Caisse d'Épargne s'échelonnent de 3,37 % sur 10 ans à 3,60 % sur 25 ans (source : Pretto, données au 27/07/2026). Ces taux sont indicatifs et varient selon votre profil et votre caisse régionale.

Quels sont les meilleurs taux d'emprunt immobilier à la Caisse d'épargne ?

Les taux les plus bas sont accordés aux dossiers solides : apport d'au moins 10 %, taux d'endettement inférieur à 35 %, revenus stables. Sur 15 ans, un profil excellent peut viser 3,11 % en 2026, selon la Caisse d'Épargne elle-même (avril 2026). Le cumul PTZ + Prêt Primo Jeunes réduit encore le coût total.

Quelle mensualité pour 200.000 euros sur 25 ans ?

Au taux barème indicatif de 3,70 % sur 25 ans (Pretto, juillet 2026), la mensualité hors assurance pour 200 000 € serait de l'ordre de 1 020 à 1 040 € : à titre purement estimatif. Le coût total dépendra du TAEG réel (assurance, frais de garantie, frais de dossier) et des dispositifs bonifiés mobilisés.